Des perroquets à la langue bien pendue, voire grossiers, le zoo du Lincolnshire Wildlife Park, à Friskney (GB), en a eu quelques-uns depuis son ouverture en 2003. Le parc abrite tout de même 1500 de ces oiseaux. Mais c’est la première fois qu’il s’est retrouvé face à une «bande organisée» de grossiers personnages, raconte le Lincolnshire Live.
À la mi-août, la même semaine, cinq perroquets gris d’Afrique, Eric, Jade, Elsie, Tyson et Billy, ont été confiés au zoo par leurs propriétaires respectifs. Ils ont donc tout naturellement été placés ensemble en quarantaine dans la même pièce, pour s’assurer qu’ils n’étaient pas porteurs d’une maladie transmissible aux oiseaux déjà sur place. Sauf que l’on s’est rendu compte que ces cinq-là partageaient la même tendance à dire des obscénités.
Les membres du personnel s’en sont aperçus lorsqu’ils ont commencé à se faire insulter. Le problème, c’est que cela les a fait rire. Et cela a donc encouragé les perroquets à jurer de plus belle. En les sortant de leur isolement, le zoo a sans doute pensé qu’ils se calmeraient. Mais non, les chenapans se sont mis à injurier les visiteurs 20 minutes seulement après avoir emménagé dans leur nouvel espace. Une jeune fille a eu droit notamment à un traitement particulièrement gratiné. Elle et les autres victimes ont plutôt bien réagi, riant aux commentaires des perroquets. «Mais le week-end arrivant, nous nous sommes inquiétés de ce que risquaient d’entendre les enfants qui allaient venir», explique le directeur du zoo.
Il a donc dû se résoudre à remettre les oiseaux hors de vue (et surtout d’ouïe), en espérant qu’ils apprendront d’autres bruits des perroquets environnants. Puis, ils seront placés chacun dans une zone différente. Ainsi, ils continueront peut-être de jurer, mais ne le feront plus en bande. Ce qui devrait être un peu plus discret.