Les acteurs privés du secteur de la Santé comme la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin (PSSP) ont procédé, jeudi 27 février 2020 à l’inauguration du premier centre de déchetterie de déchets biomédicaux installé à la périphérie de Cotonou, par le secteur sanitaire privé.
Plusieurs types de déchets à savoir les compresses, les aiguilles, les lames, les seringues ou encore des déchets des laboratoires vont être traités dans ce centre de gestion innovant. Dans de nombreux pays ces déchets se retrouvent dans les déchets classiques ménagers mettant ainsi la population en danger.
Les déchets seront détruits à l’ozone dans le nouveau centre de gestion qui emploie une technologie de pointe, une première au Bénin.
Mais avec ce nouveau système inauguré au Bénin, il ne s’agit pas d’une simple destruction par incinération. Loin de là, le centre de gestion semblable à un conteneur maritime permet d’éliminer toute infection présente sur le déchet et de ressortir un élément non carbonisé comme à l’accoutumée. Pour l’heure le projet mené par des privés va équiper départements et a reçu un appui du gouvernement (exonération des taxes douanières).
C’est une machine qui ressemble à un container maritime et qui tourne sans faire trop de bruit. Sur ses performances, les concepteurs parlent de rupture technologique avec tout ce qui existait.
« Cette machine permet de mettre les déchets hospitaliers contaminés et infectés dans la machine, de les broyer, de réduire leur volume, de neutraliser l’infection qu’ils contiennent et d’en faire, à la sortie, un produit valorisable énergétiquement », explique le vendeur Hervé Berzold.
Tous les orateurs qualifient le projet de gestion innovante dans la mesure où il ne s’agit pas de destruction par incinération.
« Ce n’est pas de l’incinération. Cela n’a rien à voir. Lors de la visite, nous avons tourné autour de la machine sans être renvoyés par une chaleur importante qui nous repousserait et les déchets qui en sont sortis n’ont rien de carbonisés », souligne le Dr Lucien Dossou Gbété, président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin.
L’outil installé est capable de traiter 200 kg de déchets biomédicaux par heure alors que les incinérateurs mettent une demi-journée pour la même quantité.
L’État a accordé, dans ce projet, l’exonération des taxes de douane. Le ministre de la Santé, présent à l’inauguration, a indiqué qu’il s’agit d’un pas significatif, une belle riposte pour la gestion des déchets médicaux.
Pour un début, quatre départements sur douze vont en profiter. L’ambition est de couvrir tout le Bénin mais « nous procéderons pas à pas », a confié le docteur Lucien Dossou Gbété.
Moctar FICOU / VivAfrik