1 688 milliards euros injectés dans les combustibles fossiles depuis la COP21

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Les principales banques du monde sont accusées d’injecter 1 688 milliards euros dans le domaine des combustibles fossiles depuis la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21). Pourtant, pour espérer rester sous la barre fatidique du réchauffement 2 ° c, nous aurons à laisser dans le sol un tiers de nos réserves pétrolières, la moitié de nos réserves de gaz et plus de 80% de nos réserves de charbon. Les banques ont un rôle central à jouer dans la réalisation de leurs objectifs en dirigeant leur financement dans le secteur de l’énergie propre. Depuis la COP21 et la signature de l’accord de Paris, ils ont accru leur soutien aux projets d’énergies fossiles.

«Lorsque le réveil climatique tant attendu est terminé», interroge les six ONG derrière le nouveau recensement des fonds fossiles. Selon novethic.fr, le bulletin de financement des combustibles fossiles 2019 révèle que les 33 grandes banques mondiales ont octroyé 1 688 001 000 000 de financement des combustibles fossiles depuis la COP21 de 2015, soit plus que le PIB du Canada ou de l’Espagne. Parmi eux, les Français BNP Paribas, crédit agricole, SOCIETE GENERALE et Natixis ont financé le charbon, le pétrole et le gaz à hauteur de 124 milliards euros depuis 2016.

«Le financement des industries fossiles a continué d’augmenter depuis l’accord de Paris sur le climat. C’est une insulte à la logique, à la science et à l’humanité. Si les banques n’arrêtent pas d’urgence de soutenir ces secteurs Sales, les catastrophes attendues d’une fugue climatique ne seront plus seulement probables, mais imminentes, alertées à novethic.fr, Alison Kirsch, chercheur climat et énergie au Rainforest Action Network.

Société générale: deuxième banque pour financer le GNL

En France, cependant, le secteur bancaire a été illustré à la veille de la COP21, excluant au départ le charbon. Ensuite, BNP Paribas a pris la tête avec une annonce très forte en octobre 2017. Il est ensuite devenu la première banque Français à exclure les combustibles fossiles non conventionnels. Et le premier au monde à renoncer à des projets d’exportation de gaz et de pétrole de schiste. Ses ressources en sables bitumineux, en hydrocarbures de schiste et en gaz naturel liquéfié (GNL) ont connu une baisse de 72%, 87% et 69% depuis la fin 2017.

Par la suite, Société générale et crédit agricole ont renforcé leurs politiques sur les sables bitumineux et les hydrocarbures de schiste avec des exclusions limitées aux entreprises et projets les plus polluants, loin des engagements pris par BNP. S’efforcera pendant plusieurs mois par des actions de militants du climat, Société générale est aujourd’hui la deuxième plus grande banque au monde à financer le GNL avec près de 3 milliards euros accordés depuis 2016.

Le gaz de schiste va faire exploser notre budget carbone

La Banque est particulièrement active aux États-Unis, où elle participe au financement de projets de terminaux d’exportation de gaz schistes tels que le Rio Grande de GNL très contesté. «Le gaz peut être une énergie transitoire si cela se fait de manière encadrée», a expliqué Cécile Rechatin, chef de la politique environnementale et sociale de la Société générale.

Selon une étude récente réalisée par le secteur international du changement pétrolier, l’exploitation de ces nouvelles ressources dans le pétrole et le gaz de schiste deviendra la première source de nouvelles émissions de CO2 à l’échelle mondiale et représentera l’équivalent des émissions générées par 1 centrales au charbon sur l’ensemble de leur Vie. Le boom de la production dans la région du Texas seul pourrait ainsi épuiser près de 10% du budget carbone dans un scénario de 1,5 ° c.

«Le secteur bancaire conduit un véhicule qui nous amène directement dans le mur, et des banques comme société générale soutiennent l’accélérateur en soutenant l’expansion des industries de plus en plus polluantes, comme le gaz de schiste aux États-Unis. Face à l’urgence de la situation, les banques Français doivent maintenant aligner toutes leurs activités dans l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 ° c, conclut Lorette Philippot, responsable de la campagne de financement privé pour les amis de la terre France.

Moctar FICOU/VivAfrik

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