Plusieurs pays africains ont officialisé la production, l’importation et la commercialisation des déchets plastiques. La Guinée Conakry qui peine à interdire cette matière se voit envahir par les sacs plastiques, jonçant les rues et autres places publiques de la capitale Conakry. Cette prolifération des sacs plastiques inquiète chercheurs et défenseurs de l’environnement.
Des emballages plastiques, il y en a en quantité sur tous les marchés de la capitale. Les guinéens les utilisent pour la nourriture, les habits, les médicaments et bien d’autres gardés dans ces sacs qui ont aussi remplacé les paniers plusieurs femmes guinéennes.
Pour ses courses et le marché, Fatoumata rentre toujours à la maison avec sacs plastiques en main. « Il n’y a pas d’autres moyens donc c’est pour cela qu’on les utilise », a-t-elle expliqué.
Contrairement à Fatoumata, de nombreuses femmes ne savent pas que ces sacs sont nuisibles. Certaines les enflamment pour faire la cuisine. D’autres les déversent sur les places publiques, exposant ainsi l’environnement au risque de pollution.
Alpha Oumar, vice-président de l’union africaine des ambassadeurs du climat, propose avant tout de sensibiliser les Guinéens.
Ces emballages plastiques ne sont pas biodégradables, a expliqué, Aboubacar Camara, chercheur. Pour éviter leurs effets sur l’environnement, il défend « la fermeture des usines qui les fabriquent ».
Faire des sacs papiers, c’est l’ambition d’Ibrahima Sory, ancien informaticien comptable.
Dans son magasin, plus de 1.000 sacs papiers qu’Ibrahima a confectionnés manuellement et tout seul. Mais aucun sac n’a été vendu depuis la création de Guinée manufacture il y a dix-huit mois.
La capitale guinéenne produit plus de 2.000 tonnes d’ordures par jour.
Des déchets liquides mais aussi solides, dont la mauvaise gestion pousse certains guinéens à déverser des objets de rebus sur les chaussée ou encore les entasser le long des routes.
Moctar FICOU / VivAfrik