Le Burundi a décidé d’interdire les sacs plastiques non biodégradables dès 2020. Pour matérialiser cette décision, le gouvernement burundais a d’introduit un projet de loi visant à interdire ces sacs à partir de cette période.
Avec ce projet de loi, le Burundi suit le chemin tracé par le Rwanda, le Kenya, la RDC et le Bénin dans la lutte contre les sacs en plastiques. Le Burundi va ainsi légiféré sur l’interdiction des sacs plastiques, à travers une loi qui entrera en vigueur en 2020.
2018 est-elle une année de prise de conscience internationale sur la pollution plastique ? L’on peut répondre par l’affirmative si l’on sait que, ces derniers mois, de nombreux pays ont annoncé qu’ils vont légiférer sur l’interdiction, partielle ou totale, des sacs plastiques, comme par exemple le Chili. L’Afrique n’est pas en reste : certains pays, comme le Rwanda, ont mis une place une législation très stricte, qui doit être scrupuleusement respectée, sous peine d’encourir des peines allant jusqu’à la prison. D’autres pays, comme la RDC ou le Kenya, tentent d’emboîter le pas, avec un succès variable selon les moyens mis en œuvre pour s’assurer du bon respect de la législation.
Il sera interdit de fabriquer, d’importer, de stocker, de vendre ou d’utiliser tout emballage en plastique non biodégradable.
Le président burundais Pierre Nkurunziza a ainsi décidé d’interdire les sacs plastiques au Burundi dans un délai d’un an et demi, selon un décret présidentiel consulté le 14 août 2018. Cela reporte l’entrée en vigueur du texte à 2020. « La fabrication, l’importation, le stockage, la vente et l’utilisation de tous sachets et autres emballages en plastique sont interdits », selon ce texte signé par M. Nkurunziza.
18 mois. « Un délai de grâce de 18 mois est accordé, à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, pour écouler les stocks disponibles et les commandes déjà passées », indique toutefois le texte, ce qui précise que l’interdiction sera effective en 2020. Des dérogations pour le plastique biodégradable et le plastique utilisé par les services médicaux
Le décret prévoit également des « dérogations » notamment pour « les sachets et les sacs en plastique biodégradables, les matériels en plastique utilisés dans les services médicaux, dans l’emballage industriel et pharmaceutique » notamment. Ces dérogations seront accordées par une autorisation spéciale.
Moctar FICOU / VivAfrik