La communauté internationale s’est très tôt mobilisée pour limiter les effets néfastes du changement climatique. Consciente que « les changements climatiques représentent un danger pour l’humanité », elle a rendu plusieurs décisions favorables à la planète depuis 1992 lors de la conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement à Rio de Janeiro au Brésil, une rencontre internationale qui a vu naître une convention cadre sur le changement climatique.
Celle-ci s’est engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique occasionné par les Gaz à effet de serre (GES). Devenue aujourd’hui Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP) ou « Conference Of Parties en anglais », elle regroupe 197 parties.
L’acronyme COP signifie « Conference Of Parties » c’est-à-dire la conférence des parties signataires. Les COP font l’objet d’un sommet régulier et fédérateur. Les parties en question sont tous les Etats et organisations supra-étatiques qui ont signé la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), entrée en vigueur en 1994. Cette convention internationale vise à réduire les émissions de GES.
Les signataires se réunissent une fois par an depuis 1995 sous forme de conférence sur le climat qui dure deux semaines généralement entre novembre et décembre.
Depuis sa mise en vigueur, les parties prenantes se sont réunies 23 fois. Chaque conférence est une suite logique de la précédente, avec des sujets mis sur la table auxquels les parties doivent débattre pour trouver la solution la plus adéquate.
AVANT KYOTO
La première COP, organisée trois ans après le sommet de Rio a eu lieu en mars 1995 à Berlin en Allemagne. Elle fixe pour chaque pays ou région des objectifs chiffrés en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de réductions correspondantes à atteindre. La COP suivante a eu lieu à Genève dans la capitale suisse et a renforcé les charges sur les émissions des Ges. Il y est déclaré et admis que : « les changements climatiques représentent un danger pour l’humanité ».
KYOTO ET SA RATIFICATION
La COP 3 s’est déroulée à Kyoto au Japon. Après des jours de négociations, 37 pays signent un protocole fixant des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
A l’horizon 2012, il prévoyait une baisse de 5,2% des émissions par rapport à leur niveau de 1990. Prévue pour entrer en vigueur en 2005, il devait être ratifié par au moins 55 pays pour être applicable. Ceci a été rendu possible par l’Islande qui décida de réduire ses émissions. Mais l’arrivée au pouvoir du président George W. Bush changea la donne. Annonçant que les Etats-Unis ne signeront pas le protocole Kyoto. Les Etats unis et la Chine n’ont donc pas ratifié le protocole. De même, le Canada se retirera en 2011.
L’accord Kyoto n’entre en vigueur qu’en 2005 et concerne les pays développés.
APRES KYOTO
La conférence des Paris de 2015 (COP21) a vu naître le premier accord mondial sur le climat, un traité qui a pour but de réduire le réchauffement de 2°C. Cet accord est entré en vigueur en novembre 2016.
La conférence de Marrakech (COP22) a eu du 07 au 18 Novembre 2016. Elle est à la fois la 22éme conférence des parties et la première conférence des parties à l’accord de Paris.
La COP23 quant à elle, s’est tenue à Bonn (Allemagne) sous la présidence des Iles Fiji et s’est déroulé du 06 au 17 Novembre 2017. Lors des COP précédentes, les signataires se sont engagés à limiter le réchauffement climatique sous le seuil critique de 2° Celsius. Toutefois, aucune réglementation concrète n’a été arrêtée pour atteindre cet objectif. La COP23 avait pour mission de travailler à des propositions de textes conduisant à l’élaboration de ces règles.
Aida Kebe DIAGNE (Stagiaire) / VivAfrik