Le gouvernement ghanéen envisage de combler son déficit annuel de production de poissons qui avoisine les 600 000 tonnes. Dans ce cadre, le ministère ghanéen de la pêche et de l’aquaculture a mis en place un Plan national de gestion de la pêche, indique à l’agenceecofin.com Elizabeth Afoley Quaye en charge de ce portefeuille ministériel.
Cette feuille de route devrait permettre de fournir des orientations sur les stratégies à adopter afin de répondre à la demande en poissons du pays évaluée à 1 million de tonnes par an. Ces stratégies comprennent l’observation d’une fermeture de la saison de pêche pour la reconstitution des stocks de poissons et la lutte contre les pratiques de pêche illégales grâce aux patrouilles maritimes accrues et au renforcement des systèmes de surveillance. En parallèle à ce plan, le ministère compte mettre en place un comité multi-acteurs dont l’objectif sera d’accélérer le processus d’octroi des permis d’aquaculture aux investisseurs privés. Cette démarche devrait permettre d’impulser un développement de la production aquacole et faire passer la capacité actuelle de production du secteur aquacole de 50 000 tonnes de poissons à 100 000 tonnes à court terme.
Toutes ces mesures visent à réduire d’après Mme Quaye, la facture d’importation de poissons du Ghana actuellement évaluée à 200 millions $ par an. Le Ghana ne produit que 440 000 tonnes de poissons par an.
Moctar FICOU / VivAfrik