Le Secrétaire exécutif de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel, Abdoulaye Dia exhorte toutes les parties prenantes, Etats, partenaires financiers, société civile, à accélérer la cadence à travers des programmes et projets concrets sur le terrain. Ce qui nécessite la mise en place des moyens nécessaires pour leur exécution.
Du concret, c’est ce que veut le Secrétaire exécutif de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel, Abdoulaye Dia qui a décliné la stratégie Post-2015 qui sera la base fondatrice de l’architecture finale de cette initiative africaine, en soulignant que : « c’est le temps des actions efficaces sur le terrain. Il est temps qu’on passe aux actions ».
Selon lui, « l’heure n’est plus aux paroles et promesses, il faut des appuis directs aux programmes et projets de la Grande Muraille Verte dans les Etats, sur le terrain pour nous permettre d’accélérer notre rythme, certes lent, mais soutenu » car « la Grande Muraille Verte est certes un défi pour nous, mais elle est surtout une chance pour la planète ».
Aujourd’hui, la vulnérabilité aux aléas et changement climatique constituent une réelle menace chez les populations dans les terroirs de la Grande Muraille Verte. « Les zones arides et semi-arides couvertes par la Grande Muraille Verte représentent un ensemble de patrimoines culturel et biologique remarquables qu’il convient de conserver, restaurer et valoriser » souligne, Abdoulaye Dia.
Par conséquent, la Grande Muraille Verte est, pour le représentant du Directeur régional de la Fao, Vincent Martin, « un programme africain phare qui vise à réduire la pauvreté, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, à améliorer la résilience des populations à travers l’approche terroir intersectorielle pour la restauration des terres dégradées et la promotion de la gestion durable des terres ».
En Afrique, une grande partie des populations vivent dans les zones arides et représentent 300 millions et peuvent aller jusqu’à 540 millions selon la Banque Mondiale, dans la zone sahélo-saharienne. Cette population est confrontée aux difficultés liées à la dégradation des sols, des eaux et des forêts. Ce qui réconforte à la pauvreté d’exposer les populations à être plus vulnérables.
Par Saër SY